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Claude décroche un nouvel emploi : faire fonctionner des robots et du matériel de laboratoire

Benzinga·08/27/2026 21:23:04
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Anthropic pousse Claude au-delà de l'écran de l'ordinateur pour entrer dans le monde physique grâce à un nouveau programme conçu pour permettre aux agents d'IA de faire fonctionner des équipements de laboratoire, des robots et d'autres machines programmables.

La société d'IA a dévoilé jeudi un aperçu de son Model Hardware Standard (MHS), une spécification destinée à donner aux agents d'IA un moyen commun de découvrir, de communiquer avec et de contrôler en toute sécurité des appareils physiques. Anthropic met initialement la version préliminaire à la disposition d'un groupe de laboratoires de recherche scientifique et de fabricants avancés, avec l'intention de mettre la norme en open source à terme.

Le MHS est conçu pour permettre aux agents d'IA de faire fonctionner plusieurs machines simultanément, notamment des microscopes, des manipulateurs de liquides et des bras robotiques. Selon Anthropic, les applications potentielles vont des expériences de routine de découverte de médicaments à l'étalonnage de lasers sur des ordinateurs quantiques. Le projet a débuté comme une collaboration entre Anthropic et le campus de recherche HHMI Janelia.

L'effort cible un problème de longue date dans les laboratoires et les installations de fabrication : faire fonctionner ensemble des équipements de différents fournisseurs. Selon Anthropic, l'intégration du matériel peut prendre des semaines, voire des mois, car les appareils possèdent souvent leurs propres interfaces de programmation et nécessitent des spécialistes pour établir des connexions personnalisées.

Comment ça marche

MHS introduit un pilote logiciel standardisé qui sert d'intermédiaire entre un ordinateur et un périphérique physique. Il utilise des commandes de base telles que la lecture de la température d'une machine ou l'écriture d'un nouveau réglage de température, tout en rendant les appareils détectables dans un format commun.

La norme vise également à fournir aux agents d'IA les informations dont ils peuvent avoir besoin pour utiliser en toute sécurité des équipements inconnus. Les utilisateurs peuvent décrire les caractéristiques et les limites de sécurité en langage naturel, ce qui permet au système de générer un fichier de référence détaillant ce qu'une machine peut mesurer, ce qui peut être ajusté et quelles limites doivent être appliquées.

Une fois connectés, les appareils peuvent être contrôlés via le protocole Model Context d'Anthropic, une interface de ligne de commande et des interfaces de programmation d'applications. Les agents peuvent ensuite coordonner plusieurs instruments, surveiller les résultats expérimentaux et modifier les paramètres en fonction de l'évolution des conditions.

Anthropic a indiqué que les premiers tests avaient montré que Claude pouvait interagir avec des expériences physiques de manière exploratoire. Dans un exemple, Claude a réglé un laser, utilisé une caméra pour observer le mouvement du faisceau qui en a résulté et a répété le processus jusqu'à ce qu'il comprenne la séquence. Il a ensuite converti ce qu'il avait appris en un script déterministe capable d'aligner le laser à l'aide d'une seule commande.

Quelle est la prochaine étape

Un certain nombre d'entreprises testent déjà le MHS ou en ajoutent un support. Amazon Web Services prévoit de prendre en charge la norme par le biais de Strands Robots, tandis qu'Automata, Danaher, Doosan Robotics, MBF Bioscience, QIAGEN, Tecan et Universal Robots font partie des entreprises qui envisagent des intégrations.

Les applications potentielles vont de la robotique et de la fabrication à la biotechnologie et aux neurosciences. QIAGEN, par exemple, teste le MHS sur sa plateforme de purification d'acides nucléiques afin d'aider les agents d'IA à résoudre les problèmes liés aux instruments et à guider la récupération, tandis que Tecan ajoute un support à ses systèmes de manipulation des liquides Fluent.

Mais Anthropic a reconnu que la technologie présentait encore des limites importantes. La compréhension du monde physique par Claude reste imparfaite et nécessite une supervision experte. Dans un exemple impliquant des échantillons de protéines, les chercheurs de Genentech ont dû aider Claude à reconnaître que la formation de mousse était un problème physique plutôt qu'un bogue logiciel.

MHS ne fonctionne actuellement qu'avec du matériel doté d'une interface programmable. Anthropic a indiqué qu'elle travaillait avec les fabricants pour étendre la compatibilité et prévoyait d'utiliser l'aperçu de la recherche pour effectuer des évaluations de sécurité supplémentaires.

Photo reproduite avec l'aimable autorisation de Koshiro K sur Shutterstock.com