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Les droits de douane imposés par Trump au Canada ravivent un casse-tête pour les stocks d'alcool américains

Benzinga·08/24/2026 16:31:02
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Juste au moment où les fabricants d'alcool américains espéraient retrouver l'accès au Canada, les derniers droits de douane imposés par le président Donald Trump ont ravivé un différend commercial qui affectait déjà l'un des plus grands marchés d'exportation de l'industrie.

L'administration Trump a imposé un droit de douane de 50 % sur des produits canadiens d'une valeur d'environ 20 milliards de dollars le 22 août. Le Premier ministre canadien Mark Carney a réagi en annonçant des tarifs de rétorsion équivalents « dollar pour dollar » à compter du 8 septembre, tout en prévenant que le Canada ne ferait aucun compromis sur des secteurs clés.

Pour les investisseurs, toutefois, le principal problème ne réside pas dans les nouveaux tarifs eux-mêmes. C'est que l'impasse commerciale menace de prolonger le boycott de l'alcool qui touche déjà les entreprises de boissons américaines depuis plus d'un an.

Les esprits américains ne se sont jamais vraiment rétablis

Le litige actuel remonte à mars 2025, lorsque la plupart des provinces canadiennes ont retiré l'alcool fabriqué aux États-Unis des rayons des magasins d'alcool contrôlés par le gouvernement en réponse aux droits de douane américains antérieurs.

L'impact a été sévère.

Selon le Distilled Spirits Council of the United States (DISCUS), les exportations de spiritueux américains vers le Canada ont chuté de plus de 70 % entre mars et décembre 2025, passant de 203 millions de dollars à la même période l'année précédente à 60 millions de dollars.

L'effondrement a fait passer le Canada du deuxième plus grand marché d'exportation de spiritueux américains en 2024 à la sixième place en 2025.

Les grandes marques américaines, dont Jack Daniel's, Woodford Reserve, Wild Turkey et Tito's Handmade Vodka, sont restées absentes des rayons de la plupart des provinces canadiennes au cours des 18 derniers mois.

Brown-Forman en a déjà ressenti le succès

Parmi les sociétés cotées aux États-Unis, Brown-Forman Corp. (NYSE : BF) (NYSE : BF) a été l'une des victimes les plus visibles.

Le fabricant de Jack Daniel's a indiqué que les ventes canadiennes avaient chuté de 59 % au cours de la période de neuf mois terminée le 31 janvier 2026 après le retrait des spiritueux américains des magasins d'alcool provinciaux.

La nouvelle lutte tarifaire soulève aujourd'hui de nouvelles questions quant à savoir quand, ou si, cette activité pourra se redresser de manière significative.

Les autres stocks d'alcool américains surveillent de près

La dernière escalade ramène également les autres sociétés de boissons cotées aux États-Unis sur le devant de la scène.

Constellation Brands Inc. (NYSE : STZ) a maintenu une présence significative au Canada depuis l'acquisition de Vincor International, tandis que Molson Coors Beverage Co. (NYSE : TAP) exploite l'une des plus grandes entreprises brassicoles du Canada par l'intermédiaire de Molson Canada.

Bien qu'aucune des deux sociétés n'ait subi le même impact direct que les producteurs de whisky américains, des tensions commerciales prolongées pourraient continuer à peser sur la demande des consommateurs, les ventes transfrontalières et l'environnement opérationnel dans son ensemble.

La politique n'est peut-être plus le seul problème

Même si les négociations commerciales finissent par reprendre, les préoccupations des investisseurs pourraient aller au-delà des droits de douane.

Avant la dernière rupture des négociations, Carney avait exhorté les provinces à envisager de remettre l'alcool américain dans les rayons des magasins dans le cadre d'un éventuel accord commercial avec Washington.

Mais le sentiment des consommateurs suggère que cela ne suffira peut-être pas.

Une enquête menée par Abacus Data en août 2026 a révélé que 69 % des Canadiens sont favorables au maintien des restrictions sur l'alcool américain, tandis que 19 % seulement souhaitent que les produits américains soient remis en rayon. Des rapports distincts ont également montré que de nombreux Canadiens ont l'intention de continuer à acheter des produits nationaux même si les marques américaines reviennent.

Cela signifie que la dernière progressivité des droits de douane pourrait faire plus qu'exacerber les tensions commerciales : elle pourrait prolonger la baisse des ventes qui a déjà redéfini l'importance du Canada en tant que marché d'exportation pour les distillateurs américains, obligeant les investisseurs dans des entreprises comme Brown-Forman, Constellation Brands et Molson Coors à surveiller les signes indiquant que l'une des relations commerciales les plus étroites de l'Amérique du Nord reste difficile à rétablir.

Crédit photo : Shutterstock