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Trump menace un tarif de 50 % sur les automobiles au Canada : les sidérurgistes se redressent alors que les actions de Detroit chutent

Benzinga·08/24/2026 15:13:02
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Le président Donald Trump a menacé d'augmenter les droits de douane sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l'acier canadiens à 50 % le 1er janvier 2027.

La réaction immédiate des marchés boursiers a révélé quelque chose de plus intéressant qu'une nouvelle escalade de la guerre commerciale.

Les entreprises les plus directement exposées au secteur manufacturier canadien ont connu une forte baisse.

General Motors (NYSE : GM) était en baisse de 1,2 %, Ford Motor (NYSE : F) a chuté de 3,0 % et Stellantis N.V. (NYSE : STLA) a chuté de 3,3 % à 10 h 16 HE lundi.

En revanche, les sidérurgistes américains se sont redressés.

Cleveland-Cliffs Inc. (NYSE : CLF) a bondi de 6,4 %, tandis que Nucor Corp. (NYSE : NUE) a gagné 2,9 % et Steel Dynamics Inc. (NASDAQ : STLD) a augmenté de 2,6 %.

Les droits de douane de 50 % imposés par Trump au Canada expliqués

Trump a écrit sur Truth Social que les droits de douane sur toutes les voitures et camions, les pièces automobiles et l'acier en provenance du Canada passeraient à 50 % le 1er janvier 2027.

Il a déclaré que les entreprises peuvent éviter complètement la taxe en déplaçant la production au sud de la frontière, écrivant que construire aux États-Unis signifie des droits de douane nuls.

Trump a accusé le Canada d'enregistrer un excédent commercial de 60 milliards de dollars aux dépens des États-Unis et d'exclure les produits agricoles américains.

La menace vient s'ajouter à des tâches déjà en cours. Après près de deux semaines de négociations, les négociations ont échoué vendredi soir.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a promis de les égaler dollar pour dollar à compter du 8 septembre, en ciblant l'acier, les produits laitiers, les appareils électroménagers, les équipements agricoles, les pâtes et papiers et l'électronique.

L'accord proposé la semaine dernière aurait réduit à 15 % le tarif actuel de 25 % sur les véhicules fabriqués au Canada.

Le même tarif crée des gagnants dans le secteur de l'acier

Puis vient l'autre aspect de l'annonce de Trump.

Un tarif sur l'acier canadien peut nuire aux fabricants qui consomment du métal. Mais cela peut profiter aux producteurs américains qui font concurrence à ces importations.

C'est pourquoi Cleveland-Cliffs, Nucor et Steel Dynamics ont progressé.

Le marché applique effectivement le même tarif à deux économies différentes.

Pour les sidérurgistes, la restriction des importations canadiennes peut se traduire par une hausse des prix intérieurs. Pour les constructeurs automobiles, la hausse des coûts de l'acier et des pièces peut réduire les marges.

Il s'agit de l'effet secondaire que les investisseurs devraient surveiller.

Détroit reçoit un avertissement de quatre mois

Il y a également une mise en garde majeure. L'annonce de Trump fixe au 1er janvier 2027 la date de début proposée.

Il reste des mois pour une nouvelle série de négociations, d'exemptions ou de modifications de la politique.

Qui plus est, on ne sait toujours pas si le tarif de 50 % proposé pour les automobiles préserverait le traitement actuel qui limite les droits sur le contenu non américain des véhicules canadiens.

Pour l'instant, les investisseurs négocient le risque plutôt que la règle finale.

Les droits de douane statutaires restent intacts, malgré la décision de 2026 de la Cour suprême des États-Unis selon laquelle l'International Emergency Economic Powers Act ne confère pas au président le pouvoir unilatéral d'imposer des droits de douane généraux. La décision à 6 contre 3 préserve les mesures autorisées en vertu de lois commerciales spécifiques adoptées par le Congrès, telles que les tarifs de sécurité nationale de l'article 232 sur l'acier, l'aluminium et les automobiles, ainsi que les droits de douane de l'article 301.

Photo : Shutterstock