Le nouveau chef de la sécurité nationale de l'Iran, Mohsen Rezaei, a mis en garde samedi les voisins du Golfe contre toute participation à la campagne de pression économique de Washington, affirmant que Téhéran considérerait les pays participants comme des ennemis et ciblerait leurs intérêts.
Le discours de l'ancien commandant des Gardiens de la révolution a été diffusé samedi sur la chaîne publique IRIB, cité par The Guardian.
Selon le rapport, Rezaei a déclaré que les voisins participant à la « guerre économique » seraient « considérés comme des ennemis » et que « nous ciblerons leurs intérêts ». Il a également déclaré que l'Iran n'avait jusqu'à présent ciblé que des bases militaires, mais a averti que cela pourrait changer si les États-Unis imposaient de nouvelles sanctions économiques.
Rezaei, l'un des principaux conseillers du guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a dirigé les Gardiens de la révolution iraniens pendant la guerre Iran-Irak. Il a ensuite occupé plusieurs postes gouvernementaux de haut niveau et s'est présenté à plusieurs reprises sans succès à la présidence. Ce mois-ci, il a remplacé Mohammad Bagher Zolghadr au poste de secrétaire du Conseil de sécurité.
Ce n'est pas la première fois que le nouveau chef prend la parole longuement. La semaine dernière, via un post X, il a déclaré que le « message est clair » de la part de l'Iran selon lequel le détroit d'Ormuz rouvrira lorsque « les États-Unis mettront fin à la guerre et au blocus », « libéreront les actifs gelés de l'Iran » et accepteront un « cessez-le-feu régional, au Liban et à Gaza ».
Les récentes remarques de Rezaei font suite aux derniers efforts du président Donald Trump visant à isoler l'économie iranienne. Trump affirme que cette décision aura d'énormes conséquences économiques pour les pays qui font des affaires avec Téhéran. Il a également qualifié à plusieurs reprises le détroit d'Ormuz, une route clé pour les expéditions mondiales de pétrole, de « nouveau territoire américain », bien que cette affirmation n'ait aucun fondement juridique.
Les derniers avertissements renforcent l'incertitude qui règne depuis longtemps dans la région du Golfe, sans aucun signe d'amélioration. Le détroit demeure un goulot d'étranglement critique pour environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole, ce qui maintient les marchés du pétrole brut en alerte.
La situation s'est encore aggravée. Les Émirats arabes unis ont déjà suspendu leurs échanges commerciaux avec l'Iran, tandis que la France et l'Arabie saoudite sont sur le point de discuter d'alternatives aux oléoducs et aux chemins de fer pour contourner le détroit.
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