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Carney annonce des tarifs de rétorsion sur les produits américains qui entreront en vigueur le 8 septembre

Benzinga·08/22/2026 16:37:01
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Le Premier ministre Mark Carney a déclaré samedi que le Canada imposerait des droits de douane de rétorsion sur les produits américains à compter du 8 septembre, égalant les nouveaux droits de douane de 50 % imposés par le président Donald Trump, dollar pour dollar, après l'échec des dernières négociations commerciales entre les deux pays vendredi soir.

Carney détaille la réponse du Canada

S'adressant à des journalistes à Ottawa le lendemain de l'échec des négociations, Carney a déclaré que les contre-mesures du Canada se concentreraient sur des secteurs tels que l'acier, les produits laitiers, les appareils électroménagers, les équipements agricoles, les pâtes et papiers et l'électronique, ainsi que sur les produits actuellement soumis aux droits de douane américains imposés en vertu de l'article 232 de la Loi sur l'expansion du commerce. Il a indiqué que de plus amples détails sur les produits spécifiques concernés seraient publiés dans les prochains jours.

Carney a déclaré aux journalistes que le Canada avait entamé les négociations avec la volonté de lever ses droits de rétorsion restants sur l'acier, l'aluminium et les automobiles américains en échange de réductions réciproques de la part de Washington et qu'il était prêt à encourager les provinces à rétablir l'alcool américain dans les rayons des magasins, a rapporté la Presse canadienne. Mais il a estimé que les conditions finales de Washington allaient trop loin, déclarant aux journalistes : « Ils ont demandé trop et offert trop peu ». Carney a ajouté que l'approche du Canada tout au long des négociations n'avait jamais été d'accepter « un accord à n'importe quel prix ni à aucune date limite ».

Carney : Les négociations sur la souveraineté commerciale ont échoué

Carney a indiqué que les négociateurs américains, au cours des dernières heures des négociations, avaient fait pression pour limiter la capacité du Canada à conclure des accords commerciaux avec d'autres pays et pour affaiblir la protection de la langue et de la culture canadiennes. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi Washington chercherait à façonner la politique commerciale du Canada ailleurs, Carney a qualifié cette décision de jeu de pouvoir. Il a indiqué que la stratégie globale d'Ottawa restait axée sur le renforcement de l'économie nationale et la diversification du commerce au-delà des États-Unis, la qualifiant de « plan A dès le départ » du Canada.

Selon Reuters, Carney a reconnu que les nouveaux tarifs augmenteraient les coûts et réduiraient le choix pour les consommateurs canadiens, mais a déclaré que le pays ferait mieux de rejeter ce qu'il a qualifié de mauvaise offre. Il a indiqué que l'économie canadienne était une source de résilience à l'approche de la lutte, citant la croissance de l'emploi et les investissements directs étrangers proches de leur plus haut niveau en deux décennies.

Les répercussions politiques se sont rapidement étendues au-delà d'Ottawa. La mairesse de Hamilton, en Ontario, Andrea Horwath, dont la ville produit environ 60 % de la production d'acier du Canada, a qualifié cette rupture de très préoccupante et a exhorté les dirigeants fédéraux et provinciaux à soutenir les travailleurs canadiens alors que l'incertitude pèse sur les communautés manufacturières. Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, avait promis séparément son soutien à une réponse tarifaire à la suite de la déclaration faite dans la nuit par Carney.

Quelle est la prochaine étape

Les deux pays ont échangé pour environ 880 milliards de dollars de biens et de services l'année dernière, et les responsables des deux parties se sont montrés peu enclins à reprendre les négociations dans l'immédiat. Un haut responsable de l'administration Trump a déclaré vendredi que Washington n'avait aucune nouvelle négociation prévue et préparait des mesures supplémentaires au cas où le Canada donnerait suite à ses représailles. Les contre-mesures du Canada ne devant entrer en vigueur qu'après la fête du Travail, les deux gouvernements ont environ deux semaines pour déterminer si la porte à un accord reste ouverte avant que la lutte tarifaire ne s'intensifie davantage.

Photo : Shutterstock/Photoibo