Les actions biotechnologiques connaissent l'une de leurs meilleures périodes depuis des années. L'ETF iShares Biotechnology (NASDAQ : IBB) a bondi de près de 5 % mercredi et a atteint de nouveaux sommets historiques, selon les données de Benzinga Pro.
La hausse de plus de 100 % enregistrée par Moderna (NASDAQ : MRNA) a donné un coup de pouce supplémentaire au groupe, mais le rallye va bien au-delà d'un titre qui a fait la une des journaux.
Les données de Bespoke Investment Group montrent que les 20 plus grands noms de l'IBB ont enregistré une hausse moyenne de plus de 43 % en 2026, dont deux seulement se situent dans le rouge. Les deux retardataires racontent une histoire qui vaut la peine d'être séparée.
Alnylam Pharmaceuticals, Inc. (NASDAQ : ALNY) a perdu environ un quart de sa valeur de marché depuis fin juillet, et le problème remonte à un seul rapport sur les bénéfices.
La direction a revu à la baisse les prévisions de chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'année 2026 pour la franchise Amvuttra de la société, expliquant que la demande initiale avait été gonflée par une ruée de patients refoulés lors du lancement du médicament.
Une fois cette vague initiale normalisée, la croissance est restée bien en deçà de ce que Wall Street avait prévu. Pour ajouter à la pression, un traitement concurrent d'AstraZeneca et d'Ionis Pharmaceuticals a échoué à son propre essai de phase 3 en juillet, suscitant de nouveaux doutes quant à la classe plus large de médicaments dont dépend le portefeuille d'Alnylam.
De nombreux cabinets d'avocats ont depuis ouvert des enquêtes sur la baisse des prévisions, ce qui indique que les difficultés de l'action ne seront peut-être pas terminées, même si les ventes se sont ralenties.
Insmed Inc. (NASDAQ : INSM) complète la liste en tant que seul autre nom rouge parmi les 20 principales actions d'IBB. Sa sous-performance se distingue précisément parce qu'elle est si rare cette année : presque tous les autres grands noms de la biotechnologie ont participé à la reprise, qu'il s'agisse de la découverte d'un vaccin contre le cancer par Moderna ou des gains plus réguliers enregistrés par les grandes entreprises du secteur.
Ce contraste soulève une bonne question pour les investisseurs qui traversent la période de reprise. La vigueur du secteur peut masquer les dommages spécifiques à l'entreprise, et la vente d'Alnylam semble être due presque entièrement à ses propres chiffres plutôt qu'à une quelconque répression de la biotechnologie en général.
La possibilité pour Alnylam et Insmed de rejoindre l'avancée du groupe dépendra peut-être de catalyseurs spécifiques à chaque entreprise (une mise à jour du pipeline, une résolution juridique) plutôt que d'un facteur favorable dont bénéficie actuellement le reste du secteur.
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