L'Iran aurait demandé au mouvement houthi du Yémen de préparer la fermeture de la route pétrolière de la mer Rouge, un canal d'approvisionnement énergétique mondial crucial, en cas d'attaque américaine contre les infrastructures électriques iraniennes.
Téhéran a transmis cette stratégie aux alliés houthis, constituant une nouvelle menace importante pour l'approvisionnement énergétique mondial. Le groupe houthi aurait terminé ses préparatifs pour attaquer les navires en positionnant des missiles et des drones près du détroit de Bab el-Mandeb, la porte d'entrée de la mer Rouge, et attend maintenant le feu vert, a rapporté Reuters jeudi.
Des représentants du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien au Yémen décideront quand fermer le détroit de Bab el-Mandeb, selon le rapport. Cette évolution fait suite aux attaques de missiles des Houthis contre l'Arabie saoudite, mettant fin à une trêve de quatre ans après avoir accusé Riyad d'avoir bombardé un aéroport sous leur contrôle.
Qualifiant Ormuz de « ligne rouge invincible », l'Iran a également prévenu que des cibles clés au Moyen-Orient seraient « écrasées sous les coups de fer » si les menaces du président Donald Trump visant les infrastructures du pays étaient mises à exécution, a rapporté CNBC, citant une déclaration d'un haut responsable militaire iranien publiée jeudi sur Telegram.
La menace de représailles de l'Iran intervient après que le président Donald Trump a déclaré qu'il n'excluait pas une campagne terrestre limitée des États-Unis en Iran, à la suite de récentes frappes près de l'île de Kharg. Il a souligné que la force militaire était le seul moyen efficace de négocier avec Téhéran et a menacé de cibler les centrales électriques et les ponts iraniens s'ils refusaient d'entamer des négociations sur le nucléaire avec Washington.
Le détroit d'Ormuz étant déjà fermé, toute attaque des Houthis en mer Rouge perturberait simultanément les deux principales routes d'exportation de pétrole du Moyen-Orient, intensifiant ainsi la crise énergétique mondiale et aggravant le conflit entre l'Iran et les États-Unis.
Torbjorn Solvedt, analyste chez Verisk Maplecroft, a déclaré à Reuters que l'escalade des combats entre les Houthis et l'Arabie saoudite pourrait menacer les infrastructures et le transport de pétrole de la mer Rouge, mettant en péril la seule alternative majeure de la région au détroit d'Ormuz pour les exportations de pétrole brut.
Cette escalade des tensions a eu un impact significatif sur les marchés pétroliers. Au moment de la rédaction de cet article, les contrats à terme sur le brut Brent se négociaient en hausse de 0,96 % à 81,84 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le pétrole West Texas Intermediate (WTI) augmentaient de 1,41 % pour atteindre 80,70 dollars le baril.
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