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La campagne de défense de mille milliards de dollars de Trump pourrait être une aubaine pour Lockheed, RTX, Boeing et Northrop

Benzinga·07/13/2026 14:55:09
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Le chef de l'OTAN, Mark Rutte, l'appelle le « billion Trump », soit plus de 1,21 billion de dollars de dépenses de défense supplémentaires des alliés de l'OTAN depuis le premier mandat du président Donald Trump.

Pour les investisseurs, cela pourrait être bien plus qu'un simple sujet de discussion politique. Cela pourrait représenter une demande pluriannuelle pour les entreprises de défense américaines, notamment Lockheed Martin Corp (NYSE : LMT), RTX Corp (NYSE : RTX), The Boeing Co (NYSE : BA) et Northrop Grumman Corp (NYSE : NOC).

Le « billion de Trump » qui se cache derrière les actions de défense

Selon une fiche d'information de la Maison Blanche publiée à la suite du sommet de l'OTAN à Ankara, les pays alliés ont engagé 1,21 billion de dollars supplémentaires dans les dépenses de défense depuis le premier mandat de Trump, dont plus de 120 milliards de dollars de nouvelles dépenses rien que l'année dernière.

L'administration a également souligné que les alliés de l'OTAN avaient acheté pour plus de 54 milliards de dollars d'équipements de défense américains en 2025, soutenant ainsi les fabricants et les travailleurs américains tout en transférant une plus grande partie de la charge de défense de l'alliance vers l'Europe.

La Maison Blanche affirme que les derniers engagements s'appuient sur la promesse des membres de l'OTAN de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB d'ici 2035, un objectif que Trump a défendu à plusieurs reprises.

Lockheed, RTX, Boeing et Northrop en voient déjà les avantages

Le sommet ne portait pas uniquement sur les objectifs de dépenses. Elle a également produit une série de nouveaux partenariats de défense impliquant certains des plus grands sous-traitants américains.

Parmi les annonces :

  • Lockheed Martin aidera à établir une installation de soutien en missiles Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3) en Europe, tout en établissant un partenariat avec la société allemande Rheinmetall pour développer la production du système de missiles tactiques de l'armée (ATACMS).
  • Northrop Grumman a signé des lettres d'intérêt avec 10 pays pour son avion de surveillance MQ-4C Triton, étendant ainsi le programme de surveillance terrestre allié de l'OTAN au domaine maritime.
  • RTX lancera une étude de faisabilité sur un missile air-air avancé à moyenne portée (AMRAAM) afin d'étendre sa production en Europe, tandis que l'Allemagne et les Pays-Bas prévoient de se procurer les missiles Stinger de Raytheon, la production européenne devant doubler d'ici 2030.
  • Boeing et Rheinmetall Italia ont annoncé leur intention d'explorer l'expansion de la production et la maintenance de la bombe de petit diamètre de Boeing pour les clients européens.

Le dossier d'investissement

La Maison Blanche a également annoncé environ 3 milliards de dollars de nouveaux accords et coentreprises liés à la défense dévoilés lors du sommet, affirmant que ces initiatives renforceraient la base industrielle de défense américaine tout en ouvrant des opportunités d'exportation supplémentaires pour les entreprises américaines.

Bien que de nombreux accords soient axés sur l'expansion des capacités de fabrication en Europe, ils renforcent également la demande de systèmes de défense conçus aux États-Unis à un moment où les membres de l'OTAN s'engagent à augmenter considérablement leurs dépenses militaires.

Pour les investisseurs, cela pourrait signifier que l'histoire va bien au-delà d'un simple sommet. Si les membres de l'OTAN respectent leurs engagements de dépenses à long terme, des entreprises telles que Lockheed Martin, RTX, Boeing et Northrop Grumman pourraient rester au cœur de l'un des cycles d'approvisionnement de défense les plus importants depuis des décennies.

Crédit photo : Shutterstock